mercredi 1 février 2012

la gazette du steampunk : Morgan Guery

Petites nouveautés autour du Steampunk : Je tiens à vous présenter un militant, amoureux, bibliophile et amateur comme moi de Steampunk, Morgan Guery aussi connu sous le pseudonyme de Mister Mog.


Outre ma sympathie pour cet homme fort charmant, je dois reconnaître mon admiration pour son activité intense : il rencontre les gens, il discute, il écrit, il organise. Bref, le mouvement steampunk français lui doit beaucoup. Vous le retrouverez (régulièrement j’espère) sur son blog Vapeur Brouillon.


Morgan Guery, par Mathieu
Il est tout d'abord le créateur, le maître des lieux et le journaliste de Frenchsteampunk, le principal site internet de notre mouvement. Il y développe tout : la culture, l’évènementiel, la musique, la littérature. Des interview, des comptes rendus, bref un incontournable. C'est un plaisir d'autant plus que Morgan et moi semblont avoir plein de points communs à propos de notre conception du steampunk. Normal, nous sommes tous deux des littérateurs !


Il a récemment été invité à présenter le Steampunk lors d'un rendez vous à Lille retransmis sur internet par le biais du Podcast "Pov'cast". Vous pouvez l'écouter à partir de la 44 ème minute du 7 ème épisode. Je vous préviens : ça parle dans tous les sens, il y a plein de musique derrière, et Morgan a parfois du mal à en placer une tellement tout le monde déconne ! Mais le principal, c'est qu'il explique parfaitement et simplement ce qu'est le steampunk à des béotiens.


Il a contribué à l’élaboration de Retro-futur ! Demain s'est déjà produit, un ouvrage collectif dirigé par Raphael Colson et édité par Les Moutons Électriques. Soyez patient chers amis, vous ne pourrez pas vous le procurer avant le 24 février prochain ! Moi, je sens que je vais être comblé. Cet essai est dans la continuité du génialissime Steampunk ! L'esthétique rétro-futur du non moins génial Etienne Barillier (lui aussi collaborateur du présent essai).




Quant à moi, quelques petites news : je rappelle que j'ai écrit un article pour "Lire au lycée professionnel" sur le steampunk et l'univers urbain. Je serai aussi prochainement interviewé par Elise/Frieda Morgenstern dans le prochain numéro de Litté Mag' ! Merci à elle !

lundi 30 janvier 2012

Janua Vera, de Jean-Philippe Jaworsky

Après une absence due à des changements de vie assez chamboulants mais néanmoins bienvenus, je vais tenter de récupérer mon retard en chroniques. Je vais commencer à partir sur la Fantasy (que j'avais un peu délaissé ces derniers temps). Welcome to the new french fantasy !


Janua Vera, de Jean-Philippe Jaworski

Introduction : On a beaucoup entendu parler de JPJ ces derniers temps. Jaworski est un professeur d'histoire qui a récemment percé dans le petit monde de la fantasy française grâce à l'éditeur Les moutons électriques. Il a pour le moment publié deux ouvrages intimement liés de par leur univers commun : Janua Vera (un recueil de nouvelles) et Gagner la guerre (roman qui a eu beaucoup de succès et dont on a entendu beaucoup de bie sur la blogosphère). Il faut aussi savoir que Jaworski est un passionné de la renaissance et de jeu de rôle. Il est ainsi le créateur du fameux jdr Te Deum pour un Massacre ; je vous en vanterai les mérites une prochaines fois.


Intrigue(s) : Je n'ai jamais été un grand lecteur de nouvelles. Le seul intérêt d'une nouvelle m'a souvent semblé être sa rapidité et sa petitesse, contrairement à un roman long qui ne mérite peut-être pas 250 pages pour mettre en scène une intrigue qui n'en vaut pas la peine. Mais si ça peut aller pour une nouvelle, comment faire pour en rassembler 8 dans un même ouvrage tout en conservant une certaine unité ?
C'est ce qui est assez interessant ici, ces 8 nouvelles totalement différentes les unes des autres forment à elle seules un tout cohérent, avec des lignes directrices, une ambiance commune. Voyons plus en détail l'intérieur de ce jolie petit bijoux littéraire.


•  Janua Vera 
Alors, je vous sens venir avec le terme d' "éponymie". Faites très attention mes chers amis, "éponyme" signifie "qui donne son nom à" et non pas "qui tient son nom de". Cette nouvelle éponyme nous narre donc la fin d'un roi-dieu torturé par ses cauchemars. Histoire pas forcement très agréable ni intéressante, mais parfaite introduction pour rentrer dans l'environnement décadent et pourrissant du Vieux Royaume.

•  Mauvaise donne 
La meilleure et la plus longue des nouvelles de ce présent recueil. C'est ici un prélude à Gagner la guerre puisqu'on y lit les aventures de Benvenuto, un assassin qui se retrouve dans une merde noire, chasseur chassé par les pions d'un jeu d'échec politique dont il devra démêler les ficelles. On y découvre les charmes et les horreurs de la splendide ville de Ciudala, Venise romanesque aux parfums de mystères, de guerres et d'infinies richesses. Sans conteste la meilleure production du recueil.

 Le service des dames 
Un héros, un chevalier comme on n'en fait plus. Il doit traverser un pont, mais pour cela, il doit rendre service à une Dame : venger la mort de son défunt mari. Parfois, les femmes sont très manipulatrices ... Un parfait scénario de jeu de rôle. Une écriture agréable pour du combat, de la noblesse, du sang et de la bassesse?

•  Une offrande très précieuse 
Une nouvelle doublement intéressante. D'une part pour la focalisation : On suit les aventures d'un barbare, d'une bête assoiffée de sang qui cherche à survivre. On n'a pas l'habitude de connaître le point de vue de cette racaille wisigoth. D'autre part pour l'introspection : on fouille dans les souvenirs refoulés du vandale et y trouve une profondeur brutale qu'on n'aurait pu imaginé nous même. Il y a un brin de magie, et la magie opère.

•  Conte de Suzelle 
On suit le parcours dans la vie d'une petite villageoise sans grande particularité. Très poétique, très touchant, ce conte nous fait penser étrangement à Un coeur simple de Gustave Flaubert ou à toutes les nouvelles du réalisme de Maupassant. On se croirait dans la Normandie profonde du XIXème siècle sauf qu'on est ici dans un univers sans limite ni repères (du point de vue de la protagoniste). Pas ce qu'il y a de plus vivant, mais c'est extrêmement émouvant.

•  Jour de guigne 
Jaworski change radicalement de registre, et vient nous présenter ici une farce rablaisienne où l'on suit les déboires d'un copiste atteint du syndrome de Palimpseste : une malédiction touchant les pauvres hommes qui s'aventurerait à écrire par dessus un parchemin magique mal effacé. Ce qui est triste devient drôle car la malédiction fait de ce malheureux l'homme le plus malchanceux de l'univers ! Et croyez moi, on découvre ce que c'est d'avoir réellement la poisse !

•  Un amour dévorant 
A partir de là, Jean Philippe Jaworski m'a perdu : Beaucoup moins urbain, beaucoup trop attaché au style d'écriture, la nouvelle se passe dans une ambiance rurale profonde où les croyances effrayantes et les non-dits semblent provoquer des phénomènes étranges. Il y a là de quoi enquêter.

•  Le Confident 
Ultime nouvelle qui m'a peut être un peu plus emballé. Dans un soucis religieux, un homme s'est cloîtré dans une obscurité totale et nous dévoile ses pensées et ses états d’âme. A t'il perdu la tête où juste le cours du temps ? En tout cas, la méditation lui a permis de penser aux morts, et peut-être même de les côtoyer ... Une jolie confession d'un homme de Dieu.

En Bref : Bon, ben soyons clairs et justes : Janua Vera mérite nettement sa réputation. Chaque nouvelle est intelligente, intéressante, et je dirais même "utile". C'est très rare dans la Fantasy, ce pourquoi je pense que JPJ vient vraiment apporter de l'eau à un moulin qui tourne au ralenti depuis un bon moment. Le genre de Fantasy qui pourrait être lu en Mainstream ou bien étudié à l'université. Le style de l'auteur est assez époustouflant, d'autant plus qu'il flirt avec les genres, rend des hommages aux romanciers, aux poètes, aux clercs et aux derniers chevaliers. Plutôt que de dessiner grossièrement les contours d'un monde inventé (avec une carte, un bestiaire, des races, etc), il a l'idée ingénieuse de nous le mettre en tête pour qu'on se le dessine nous même. Ainsi, le lecteur doit faire sa part du boulot, Janua vera n'est pas pour les fainéants mais pour les amateurs des belles lettres, de la diversité et de la finesse.

Une très belle lecture qui mérite que je vous parle de Te Deum pour un Massacre et surtout que je lise un jour la suite des aventures de Benvenuto de Ciudala dans Gagner la guerre.



A bientôt pour une nouvelle chronique,
Toujours de la fantasy onirique,
D'un auteur autant français et malin,
Mais qui aime plus les elfes et les nains.

Lord Orkan Von Deck

lundi 9 janvier 2012

A Contre-courants

Les lecteurs l'auront remarqué : ce blog a changé de nom. Ainsi, comme je le déclarait dans mon article précédant, ce blog évolue tout comme son auteur, bien qu'il névolue pas au même rythme. Malgré ma passion et ma flamme, il m'est difficile d’être très présent, et les temps à venir risquent d'être assez flous : J'ai beaucoup de choses à faire ce mois ci, et j'ignore où je serai dans un mois et ce que je ferai.


Ce qui est sur, c'est qu' A contre-courants sera mon nid douillet dans lequel je me réfugierai dés que le temps de rêver me sera donné. Mon combat est le même, mais je le conçois différemment. Ce que je veux faire partager ne tient pas uniquement au steampunk, ni à la littérature, ni a quoi que ce soit de bien auquel on peut donner un nom. Mais ma sensibilité, ma vie intérieure, mon idéal sont fortement liés à mon attachement à ce blog. Et bien que je n'écrive que rarement et avec retenue (ce qui parfois n'est pas tout à fait vrai), mes pensées sont ancrées ici, dans cet espace que je manie réellement et fictivement à ma volonté. Un espace de rencontre et de luttes. Un espace sur l'imaginaire mais aussi une place sur laquelle je manifeste haut et fort contre l'injustice, la barbarie, la stupidité , les maladies vénériennes et les choux de Bruxelles.


Je navigue dans cet espace à contre-courants, car personne ne saurait flotter aussi bien que Lord Orkan von Deck sur l'océan de rêves qu'il défend. Parce que je lutte contre la course du temps, contre l'oubli, contre la prison de nos paradigmes, contre le supermarché de la médiocrité, contre le Mainstream et sa propre notion irrecevable. Je m'émancipe des gentillesses, des fleuves de la pensée unique et de la mode, du désir de plaire, de l'autocensure et du monde de Gavalda, Musso, Levy (BL tout comme M), monde qui n'est définitivement pas le mien. Mon monde à moi, je le retrouve dans les grandes oeuvres d'autrefois, où la création romanesque était une véritable révolution des esprits. La révolution des lumières avec Rousseau, la révolution romantique d'Hernani, la révolution des peuples et tout l'enthousiasme culturel provoqué par ces évolutions de la pensée. Cela fait bien longtemps que le vent a tourné et que les poètes ne deviennent plus politiciens. Aujourd'hui, on n'écrit plus pour imaginer un lendemain plus beau mais plutôt pour écrire ses pathétiques mémoires, son avis minable sur un phénomène d'actualité bassement factuel. Le poète et rêveur à rendu son tablier au profit du politicien, du phénomène de foire et de "l'expert". C'est contre ce courant que j'ai la prétention de nager. Et si parfois, le monde n'est pas si pourri qu'il semble l'être; alors je serai le premier à l'en féliciter sur ce même blog.


Pour la suite, je vous souhaite à tous un très bon henné 2012 ; tous sauf les roux bien évidemment. N'y voyez aucune discrimination, c'est tout simplement que les roux ont déjà la pigmentation colorée comme il se doit.


Et puisqu'il n'y a qu'une personne pour introduire ce nouvel âge comme il se doit, je laisse la parole au très sage Alcofribas Nasier (anagramme que vous aurez je l’espère décrypté) :


AUX LECTEURS
Amis lecteurs, qui ce livre lisez,
Despouillez vous de toute affection ;
Et, le lisant, ne vous scandalisez :
Il ne contient mal ne infection.
Vray est qu’icy peu de perfection
Vous apprendrez, si non en cas de rire ;
Aultre argument ne peut mon cueur elire,
Voyant le dueil qui vous mine et consomme :
Mieulx est de ris que de larmes escripre,
Pour ce que rire est le propre de l’homme.

samedi 24 décembre 2011

Coup de coeur 2011

Chaque fin d'année, on en arrive au fatidique "coup de coeur". L'année dernière, nous avions jeté notre dévolu sur le superbe ouvrage Abyme, guide de la cité des ombres,  un beau livre que toute personne un tantinet humaniste se doit d'avoir dans sa bibliothèque.


Pour cette année vous présenter quelques choses de plus steampunk, j'ai décidé d'élargir le jury de steam-littérature. Deux nouveaux membres viennent donc donner un petit coup de piston à ce blog pour relever un peu la vapeur.


Je vous demande donc d'accueillir comme il se doit le nouveau jury : Mamie Jeannette, Sméagol et moi même. Ensemble, nous avons décelé deux oeuvres majeures qui inviteront nos lecteurs à revenir lire mes fabuleux articles.
Mamie Jeanette, ex-bras droit d'Al Capone


LOVD : Mamie Jeannette, vous êtes désormais membre du jury du coup de coeur steampunk. Vos impressions ?
MJ : Oh, vous savez, à mon age ...
LOVD : Cette année, les découvertes ont été nombreuses, que ce soit en nouveautés ou en oeuvres plus anciennes ....
MJ : Oh, vous savez, à cet âge.
LOVD : Bref, Mamie Jeannette : qu'est ce qui fait selon vous  d'un ouvrage un véritable coup de coeur ?
MJ : Oh vous savez,  depuis que mon pauvre Robert me regarde de là haut, je me sens plutôt seule. Et comme y'a plus Derrick à la télé, y faut s'occuper. C'est pas à mon age qu'on va vire dans le présent, quand on voit tous ces jeunes avec leurs internets et leurs trucs modernes. Enfin, c'est exactement ce que je disais à madame Michelle quand elle est venue prendre le café l'autre jour, elle ...
LOVD : Très bien, très bien ! Mais racontez nous : quels sont les critères qui selon vous prédominent pour choisir un lauréat ?
MJ : Oh, vous savez, de mon temps on avait pas tous ces machins qui clignottent. Et on passait pas l'bac comme tous les p'tits jeunes : il fallait travailler à la ferme, on n'avait pas le choix ! C'était pas facile du teps d'la guerre ! Eh oui ! On d'vait bien gagner notre croûte comme on dit. Et c'est pas Madame Michelle qui m'contredira.
LOVD : Oui, très bien, mais alors, dites moi ce qui vous plait généralement, ce que vous aimez lire. Qu'y a t'il dans un coup de coeur steampunk ?
MJ : Oh, vous savez, c'est pas bien compliqué : La guerre, des super héros,  des génocides, des robots, des mutants, du feuilleton, des dirigeables, des intrigues politiques, des savants fous, des hommes-tigres, des agents secrets, des nazis, de la magie, et enfin de la baston.
LOVD : Merci Mamie Jeannette !
MJ : Oh ! Vous savez, à mon âge ...


Voyons maintenant ce que pense notre deuxième intervenant.
Sir Sméagol de la Gollumière, mannequin international


LOVD : Sméagol, bonjour
S :  NOooooooooooon ! Faites pas de mal à gentil Séagol !
LOVD : ça n'est nullement mon intention ; je désire juste vous poser deux trois questions sur le plan littéraire.
S : C'que nous voulons, c'est du feuilleton, et bien goutuuuuuuuuuuuuuuuuu !
LOVD : Feuilleton ? Vous voulez parler de procédés scénaristiques mettant en avant les rebondissements en fin d'épisodes, comme dans par exemple Plus belle la vie ?
S : NOooooooooooon ! ça les abiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiime !
LOVD : Vous préférez donc lire un roman unitaire qui se suffise en lui même. Un livre-monde en soi ?
S : Oui ... mon précieux ! Il est à moi ... et nous le voulons !
LOVD : Et pourquoi pas un roman dans le roman ? Vous même d'ailleurs en êtes un exemple : êtes vous en ce moment dans les Terres du Milieu, dans le monde de nos lecteurs, ou bien uniquement dans l'esprit malade du maître de ces lieux ?
S : Le maître est bon ?!
LOVD : Euh ... oui ! très certainement ! Bon, si je comprends bien, pour l'engrenage d'or du meilleur roman lu cette année, je me débrouille tout seul ?
S : GOLLUM ! GOLLUM !




Bon, alors sans aucune transition, en essayant de vous faire oublier la médiocrité que vous venez d'ingurgiter par vos yeux révulsés, voici les deux coups de coeur 2011


La Brigade Chimérique de Serge Lehman;Fabrice Colin et Gess aux éditions L'Atalante


Dreamericana, de Fabrice Colin aux éditions J'ai Lu


Avec une petite préférence en terme d'émotion pour le premier coup de coeur : Ce dernier est une véritable fresque qui entraîne une réflexion profonde et une relecture constante de notre histoire européenne. Le second est au contraire une lecture plus récréative basée sur une introspection individuelle (bien que Dreamericana remette lui aussi en cause la pertinence de notre notion de la réalité). il n'y a à ce jour aucune oeuvre véritablement "steampunk" au sens strict qui ait l'envergure d'une brigade chimérique.

Bref, c'est de la bombe cette année, et ni vu ni connu Fabrice Colin se retrouve dans les deux coups de coeurs. J'y peux rien, c'est peut être ça que les gens appellent l'amour. Bref, je ne peux que répéter mon enthousiasme pour ces deux lectures. Et j'ajouterais enfin une dernière fois sur le fait que La Brigade Chimérique est une oeuvre nécessaire. Cela dépasse nettement le plaisir de la lecture, le désir de récréation ou la masturbation uchronique : c'est à la seconde guerre mondiale ce que j'accuse ! est à la troisième république.


Dernière nouvelle : Je vous souhaite un joyeux noël, une bonne année, et je pars une semaine au ski. Après le stress que j'ai traversé, une petite pose s'impause. A l'heure où vous lisez ces mots, je serais déjà en train de dévaler les pistes de Super Besse. Niveau étoile d'or s'il vous plait !

Ah oui, au fait, 2012 sonne le glas du nom de ce blog. Adieu  infâme "Steampunk, SF et Fantasy", bienvenue à un truc bien plus mieux !

Lord Orkan Von Deck
Superbe en 2011
Fabuleux en 2012

mardi 20 décembre 2011

Ma lettre au père noël

Cher Père Noël
Pour moi, cette fin d'année a été dure et laborieuse. Le début de la prochaine le sera aussi. J'ai été sage, j'ai fait tous les efforts du monde pour être gentil, je n'ai pas essayé de dominer le monde malgré mon potentiel intellectuel et mon charisme démesuré capables de sauver la planète de la crise structurelle dans laquelle elle s'est embourbée. Je n'ai pas renié ton existence comme me l'a conseillé récemment mon ami Friedrich Nietzsche, j'ai sauvé Rosita d'une odieuse attaque de puces et j'ai même copiné avec Xavier Mauméjean. Tu peux donc constater que j'ai été plutôt sympa, que j'ai fait plein d'efforts et que j'ai fait preuve d'abnégation. Alors je te demande en contrepartie de bien vouloir faire ton boulot, de pas me casser les grelots avec ta morale à deux ronds, et de bien vouloir me refiler les cadeaux que je mérite. T'es fonctionnaire, tu bosses pour moi. Et si c'est pas le cas, je préfère carrément ne plus avoir de rapports avec toi. Tu veux que je te rappelle quelle multinationale du soda t'a aidé à faire ton comeback ?
Alors fais pas chier, et aboule les bouquins !

Les mille-marche : jeu de rôle du Grümph édité par John Doe
Structura Maxima, d'Olivier Paquet, éditions flammarion

Ronde de nuit, de l'irremplaçable Sir Terry Pratchett, éditions Pocket

Druide, d'Olivier Peru. Editions Eclipse

Le Worldshaker, de Richard Harland. éditions Helium

Et puisqu'il faudra bien un jour que je devienne propriétaire ...
Cette coquette petite maison construite  façon Art Nouveau
Maintenant, fais ton boulot, sinon ...

lundi 19 décembre 2011

brêves

Si jamais vous avez l'occasion de passer dans un Lycée Professionnel, faites un petit tour dans le CDI , et lisez le dernier numéro de Lire au Lycée Professionnel. Vous aurez une petite surprise !

J'aurais normalement le droit de publier cette petite surprise sur mon blog d'ici quelques mois

dimanche 4 décembre 2011

Dossier spécial Art Nouveau : Alphons Mucha


Alphons Mucha, Fonfon pour les intimes (ou Mumu)


Aujourd'hui, je vous présente l'oeuvre d'un artiste que j'aime énormément : Alphons Mucha. Cet homme praguois a brillé à la toute fin du siècle de la vapeur et au tout début du siècle de l'électricité dans le grand Paris de la Belle Epoque. Peinture, affiches et publicités, il a tout fait. Mais une seule trace invariable : l'appartenance à l'Art nouveau. En effet, c'est le représentant légitime de la branche non-architecte de cette esthétique. Je me suis rendu compte que ça intéressait beaucoup les gens étant donné le nombre de recherches sur internet dédiées à l'art nouveau et tombant sur ce blog. Rien de bien étonnant : L'art nouveau est un des piliers de l'esthétique steampunk. Trop souvent mise de côté selon moi, elle vient apporter du paradoxe au gigantisme de l'esthétique industrielle : face aux passerelles de métal froides et sombre, quoi de mieux que de belles courbes végétales et de belles couleurs ?

Alphons Mucha a tendance à ne dessiner que des femmes. La plupart du temps, il réutilise ses vieux modèles, les modifie et refait un nouveau chef d'oeuvre avec les même pots de confitures. Vous remarquerez d'ailleurs toute la variété de son oeuvre, et en même temps vous ne pourrez que constater les récurrences visibles.

Bref, Alphons Mucha est pour moi un des artistes que j'affectionne le plus. Si jamais vous voulez m'offrir un petit quelque chose pour Noël, offrez moi une grande affiche d'1,5m de longueur représentant une des muses de Mucha. 










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