mercredi 21 juillet 2010

La fonte des rêves, Winterheim T.3 de Fabrice Colin

Il était temps d'en finir avec ma première saga de fantasy française. Voilà donc mes impressions sur le dernier volume de la trilogie Winterheim, édité chez J'ai lu. Belle avancée du Challenge La Fantasy pour les nuls.


  1. Le fils des Ténèbres
  2. La saison des conquêtes
  3. La fonte des rêves

Alors, où en étions nous dans l'histoire ? Ah oui ! Janes Oelsen, notre héros, est une sorte d'élu : il a désormais en son pouvoir un artefact qui peut lui permettre de faire disparaître à tout jamais les Faeders (les dieux) et de libérer ainsi les hommes du joug divin. Mais parmi les Faeders, tout le monde n'est pas d'accord : Wultan, le gros méchant, est persuadé que les hommes sont ses esclaves légitime et que l'homme n'est rien sans les Faeders. C'est pourquoi in cherche à tout prix à récupérer ce dangereux artefact, en lançant la plus grande guerre que le monde n'ai jamais connu.C'est le Ragnarök, la dernière guerre avant la fin du monde. Janes va devoir se battre, voyager jusqu'au pays des morts, se rendre vers Yggdrasil, l'arbre-monde. Dans sa tache, il sera épaulé par ses amis. Et par son amour de toujours (Livia) avec laquelle il aura à jamais une relation très shakespearienne.

Que penser de cette histoire ? Non seulement que c'est sombre, violent et pas très "winnie l'ourson", mais surtout que l'on nage dans la High Fantasy pure : Le jeune adolescent devenu un gros bourrin trop balaise dont le destin du monde dépend, entouré de ses amis et de sa princesse un peu coconne qui tombe toujours dans les pommes et prononce un "Janes ?" interrogatif dés que l'équipe se fait attaquée. Bien évidemment, il s'agit du destin du monde, de la quasi-divinisation du héros, d'un voyage mystique jusqu'aux sources du monde (l'arbre Yggdrasil). Autant vous dire que je n'ai pas vraiment apprécié.

Cela dit, il y a de très bonnes choses dans le roman : on commence à connaître chacun des faeders (enfin !) et on découvre qui pense quoi. L'idée finale repose sur une libération de l'humanité par le déicide. En gros, les hommes n'ont jamais osé se débarrasser des dieux car ils étaient persuadés qu'ils en avaient besoin. Mais ça n'est pas parce que tu fais disparaitre la divinité de la nuit que la nuit cesse de tomber. En réalité, Fabrice Colin fait passer un message : Ce sont les dieux qui ont besoin des hommes pour exister, et non l'inverse. On pourrait croire qu'on nage dans Ainsi parlait Zarathoustra, mais Non. (d'ailleurs, vous pouvez admirer le beau T shirt de Mr Colin, le rapport n'est pas anodin)

Non, par ce qu'en fait, le livre est très décevant. Avant même de le finir, j'ai eu le sentiment d'avoir été un peu berné. Je m'attendais à un dernier ouvrage donnant à Winteheim toute sa superbe, mais non. Moi qui voulait un bon gros Ragnarok bien dur et apocalyptique, j'ai plutôt eu le droit à un petit mélodrame qui ne répond pas du tout aux attentes soulevées dans les premiers livres. Je ne désespérais pas durant les tomes 1 et 2 d'avoir dans le dernier volume les plus grands rebondissements, la plus sanglante des dernières guerres, la plus magistrale des fins du monde. Mais au final, l'histoire ne décolle pas vraiment et reste assez bateau (malgré ses quelques spécificités). J'ai donc été vraiment déçus d'avoir lu cette série de 3 livres, mais cela ne remet pas du tout en cause ma considération pour Fabrice Colin qui écrit tout de même avec beaucoup de poésie et de lyrisme (j'ai déjà parlé de la mise en forme style "Opéra"). Disons que j'ai découvert une série peu originale dans laquelle il se cherchait peut être un peu. A moins que le problème vienne de moi ; peut-être que je n'aime tout simplement pas la High Fantasy trop classique.

Je retenterais bientot l'expérience avec Fabrice Colin pour cette fois une œuvre steampunk : Dreamericana

2 commentaires:

  1. La dernière fois que j'ai discuté avec mon libraire de cet auteur que j'ai envie de découvrir plus, il a beaucoup insisté sur le fait qu'il est très prolifique et que dans le tas y'a finalement peu de pépites, quelques sympas et quelques nazeries.

    Personnellement je ne connais jusque là que "à vos souhaits", de la fantasy rigolote qui ne casse effectivement pas 3 pattes à un canard.

    Par contre mon libraire m'a très chaudement conseillé Dreamaricana, donc je pense que c'est la meilleure piste possible!

    RépondreSupprimer
  2. Je suis d'accord avec toi, un auteur prolifique peut avoir tendance à faire du mauvais, surtout lorsqu'il utilise son imagination plus que ses connaissances pour écrire.

    Cela dit, je ne suis pas d'accord avec toi à propos d'A vos souhaits ! J'ai trouvé que le livre était très divertissant, plein d'humour, et qu'il recelait de références et de réflexions propres à l'auteur.

    On va voir ça avec Dreamericana. Je vais lancer le Défi Steampunk d'ici peu de temps

    RépondreSupprimer

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...