Les invincibles, c'est l'histoire de quatre meilleurs potes d'une trentaine d'année qui se résume à : Mes amis, mes amours, mes emmerdes. Comme ça, c'est sur que ça donne pas trop envie. Et pourtant, cette série change vraiment de tout ce que la comédie dramatique française a pu pondre ces dernières décennies. Ici, lorsque c'est comique, on rigole. Et quand c'est dramatique, on pleure. C'est aussi simple que ça mais ça n'est pas souvent que le PAF nous propose cela (d'ailleurs, la série est honteusement diffusée en fin de soirée). Donc nous avons quatre jeunes hommes : François Xavier, un étudiant en psycho qui vit toujours chez son père et complètement imbu de sa personnalité, Vincent est un brillant européiste en quête identitaire (notamment sexuelle), Hassan est un homme timide et totalement castré par la domination de sa fiancée Cathy (Cathy-Casse-Couilles), et enfin Mano est un rockeur qui se la joue bad boy en n'étant ni plus ni moins une fleur bleue.
Les quatre garçons vont décider de prendre un jour leurs vies en mains et vont donc signer un pacte avec des clauses strictes : Demain à 21h pétantes, ils devront tous quitter leurs petites amies du moment de manière définitive. Mais tout cela va entraîner un enchaînement de situations imprévisibles mettant nos 4 "invincibles" dans des situations parfois bien loufoques et pénibles. Chaque personnage persiste à se mentir à soi même ainsi qu'aux autres, ce qui ne fait qu'aggraver à long terme la situation.

Cette série m'a beaucoup plu alors que ça n'était pas gagné vu le coté terre à terre. Il n'y a pas d'affaires de police, pas d'enlèvement, pas de disparitions, rien d’invraisemblable dans les vies de nos héros. Ce sont des gens comme nous, le genre de type qu'on fréquente, qu'on voit dans la rue et avec qui on discute. Et ça n'est pas non plus le genre de saga familiale toute pourrie que TF1 et France Télévision aiment nous pondre à longueur d'année.
La série se passe à Strasbourg, pas à Paris. C'est déjà un bon point, car on n'est ni dans une série naturaliste qui va nous montrer 4 mecs en train de boire des bières devant des matchs de foot, ni devant une série parisienne qui nous dévoile la vie des cadres supérieurs entre les vernissages et les soirées privées. Cette série est un pur divertissement de réalité. Je me suis personnellement beaucoup identifié aux personnages qui ont tous leurs particularités sans tomber dans le stéréotype. Vous connaissez très surement le coréalisateur de la série qui est aussi le chanteur de La Chanson Du Dimanche (d'ailleurs c'est aussi lui qui a fait le générique de la série). Bon, je vous laisse découvrir ça avec la bande annonce de la deuxième saison, et je vous conseil fortement de noter ça sur vos agendas.
Dernier point tout de même important : Je regrette que le super travail de production d'Arte ait été une fois de plus camouflé par une horripilant politique de diffusion qui met -une fois de plus- les programmes ambitieux et novateurs en retrait. Pourquoi passer cette série en fin de soirée ? Vaut elle vraiment moins qu'une énième rediffusion d'un reportage sur les essais nucléaires pendant la guerre froide ? Pourquoi ne peut on pas avoir sur l'une de nos 25 chaines claires de TV un seul programme ambitieux sur les horaires de grand audimat ? Les français sont ils trop cons pour apprécier la nouveauté et l'audace ? Messages à messieurs les diffuseurs : ayez des couilles, je vous prie.
C'est vrai qu'elle est sympa cette série !
RépondreSupprimerBen si cette chronique ne donne pas envie !!
RépondreSupprimerTrès jolies les montres;-)
C'est vrai que programmer à cette heure est dommage.
RépondreSupprimerBah quoi, j'aime bien les reportages sur les essais nucléaires pendant la guerre froide, et puis ceux sur les conflits entre l'Empire Romain et les germains, ceux sur les incas, les conflits des royaumes combattants en chine etc. etc. etc. ;)
RépondreSupprimerARTE JE T'AIME !!!!!!!!!!!!!!!!
Je n'ai pas vu cette adaptation, mais la série originale est québécoise. Elle passait non pas sur une chaîne germano-culturelle, mais sur l'équivalent de France 2. Et à heure de grande écoute, qui plus est.
RépondreSupprimerEt elle était populaire.
J'aime bien les documentaires historiques, mais J'approuve la pousse de gonade au niveau chrono-organisationnel.
RépondreSupprimerPour Mon Breaking Bad, 'âtchard!