jeudi 11 août 2011

Kérioth de Bertho et Boidin

Aujourd'hui, je poursuis le défi steampunk en vous présentant une bande dessinée de très bonne qualité, le genre de bande dessinée qui peut plaire à tous : les jeunes novices du steampunk tout comme les férus de bande dessinée. Quand on n'est féru de BD et de steampunk, il n'y a aucune excuse : on doit lire Kerioth !

Introduction : C'est un ouvrage sur lequel je suis tombé par hasard le jour où j'étais allé me faire dédicacer La brigade chimérique (une jolie dédicasse de Gess représentant le maléfique Docteur Mabuse). Mon oeil s'est porté particulièrement sur ce bouquin là qui a fini par arriver dans ma bibliothèque pour plusieurs raisons :

  1. C'est un ouvrage intégrale ; c'est à dire que l'on achète trois bédés en une seule fois, 145 pages d'un coup. Et on ne doit pas attendre trois ans qu'un futur opus daigne sortir.
  2. La couverture est magnifique (il s'agit de la couverture du troisième épisode, la plus jolie qi on la compare aux deux autres hideuses  couvertures)
  3. C'est un petit format, facile à ranger dans une bibliothèque au bord de la saturation. Pour information, c'est publié chez Vents d'Ouest, dont j'avais déjà pu apprécier l'intégrale de Terre Mécanique)
  4. Dernière raison super compréhensible : il m'a suffi de feuilleter 10 secondes l'ouvrage pour voir que j'avais une bonne dose de steampunk dans les mains sans le savoir.
  5. 15 € seulement pour le tout. Quand on est étudiant, c'est un peu comme acheter une piscine à 45 ans.


Intrigue :
 Kérioth est une grande cité sur pilotis au milieu d'un fleuve qui a tendance à baisser. Une cité périclitante dont les piliers sont rongés par une bactérie qu'on ne parvient pas à combattre. A la tête de Kérioth, il y a la Mairesse Gertrude qui tente de conserver le pouvoir par le biais de manipulation médiatique et autres coups montés. Mais elle cache un grand secret ... Dans la cité, la révolte gronde : Les ouvriers des bas fonds tentent de manifester en évitant les repressions, les pirates rodent pour prendre le pouvoir par les armes, mais les "détrousseurs" du mystérieux héros Mandrin forment une armée de l'ombre dont le but est de redonner la dignité au peuple par la voie pacifique. Dans ce meli-melo vivent Alceus et son ami Siméon, deux scaphandriers qui n'attendent qu'une chose : avoir assez d'argent pour quitter cette cité moribonde. C'est alors qu'ils se retrouvent embrigadé dans la mission "Prométhéus", une mission en sous marin qui a soi-disant pour objectif de trouver sauver Kérioth ...

Intransigeance : Cette série mériterait nettement d'autres ouvrages pour mieux nous faire comprendre le monde, ses contours, ses pratiques ... et surtout pour nous raconter ce qui se passe à la fin de ce cycle. Car finalement, Kérioth a beau être une oeuvre achevée, elle n'est qu'un début à ce que l'on imagine être une grande aventure. La dernière image de la BD appelle à une suite qui ne viendra malheureusement jamais.

Intronisation : Que dire ? Que de la qualité de ce genre, on en voudrait tous les jours ! Il y a une qualité graphique flagrante t progressive durant les trois épisodes, c'est du vrai bonbon pour les yeux. Le dessin est beau, les couleurs magnifiques, et ce sont surtout les milliers de détails grouillant qui nous font passer un très bon moment. En ce qui concerne le scénario, ça n'est pas très compliqué à suivre mais il y a tout de même une grande concentration de thèmes, de personnages ... ça n'est pas juste une histoire d'aventure. Il y a plein de choses intéressantes : les pirates, le justicier masqué, le traître, les méchants oligarques, les monstres sous l'eau, les endroits secrets, les réunions dans les égouts ... bref, c'est un ouvrage qui n'est pas exceptionnellement original, mais il est très bien travaillé et il n'y a rien qui soit raté : il manque juste une continuité pour étayer cet univers super interessant.

Le steampunk dans tout ça ? Kérioth rentre vraiment dans un steampunk de BD sans forcement le savoir. On a tout d'abord une cité gigantesque, assez vieillotte, mais hiérarchisée selon la classe (depuis Metropolis, c'est un classique). L'architecture industrielle se mêle à une architecture "art nouveau" flamboyante. On retrouve bien évidemment la lutte des classes très intéressante, l'exploitation de l'homme par l'homme.Il y a bien forcement les complots (complots religieux, politiques et mafieux), il y a tout ce qui concerne les ressources énergétiques avec de vieilles ressources de gaz et d'algues trouvées dans l'eau et une nouvelle et mystérieuse énergie : l'électronite. Ici, pas de dirigeables : ce qui est super interessant, c'est qu'on retrouve le steampunk non pas dans l'air mais dans l'eau, avec des sous marins qui ne valent peut être pas le Nautilus mais qui en jettent malgré tout !

Conclusion, faites vous plaisir tout de suite, amateurs d'aventure, de complot et de héros à vapeur : petit prix pour une belle épopée qui peut même être décliné en scénario de jeu de rôle.

2 commentaires:

  1. Hello !

    Je cherche à te contacter par mail pour t'inviter à un évènement Virgin Megastore sur Paris. Où pouvons-nous t'écrire ?

    Merci
    EMilie

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  2. Je suis assez intrigué par la proposition, voilà donc mon adresse : Orkanvondeck[arobase]gmail[point]com

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