La Metamorphose est une nouvelle d'un recueil éponyme écrit par Franz Kafka, un grand écrivain tchèque connu pour écrire exclusivement en allemand. Connu aussi pour l'adjectif "kafkaïen", ce qui m'a toujours intrigué. J'ai donc voulu me plonger dans ce monde sans queue ni tête et ait lu le recueil en un rien de temps.
L'histoire ? Un jeune homme se réveille un matin, transformé en un insecte répugnant et grotesque. Lui qui n'était qu'un simple et pathétique vendeur travaillant d'arrache-pied pour nourrir sa famille, il va devenir une honte, un fardeau, une pustule au milieu du visage pour sa famille, à savoir son père, sa mère et sa soeur. Cette nouvelle est agrémentée de 15 autres récits plus courts sans rapports apparents avec la métamorphose.

L'avis d'Orkan : Franchement, j'ai été très déçu par cette nouvelle. Et pas toutes les autres encore plus. Je m'attendais à un véritable chef d'oeuvre, une écriture dont se serait inspiré Terry Gilliam pour ses films, une prophétie qui annoncerait le totalitarisme et le nazisme en particulier, la déshumanisation par l'absurde, le fantastique au service de l'irrationnel ... et je me suis retrouvé avec un texte plein de descriptions inutiles qui jouent sur le pathétique (un homme transformé en cafard qui se préoccupe de son boulot tout pourris de vendeur de porte-à-portes) même si on rentre parfois dans un champs émotif plus touchant (la famille qui peu à peu perd tout amour pour l'homme qui tenait auparavant la survie communautaire entre ses mains). c'est une histoire qui pousse à réfléchir mais dont l'écriture laisse surement à désirer, et j'ai la nette impression que cette nouvelle a été un peu mystifié par rapport au génocide postérieur des juifs par les européens (pas besoin d'être historiographe pour savoir que le génocide n'est pas exclusivement nazi)
Bref : J'ai été déçu bien que l'histoire ait un intérêt, mais je trouve l'adjectif "kafkaïen" pour le moment surfait. D'après les conseils d'une amie friande de littérature mainstream, je devrais peut être essayer de lire Le procès, une oeuvre qui caractérise peut être mieux l'auteur. A suivre dans les prochaines années. En attendant, je préfère nettement voir le cafard ainsi :

Bref : J'ai été déçu bien que l'histoire ait un intérêt, mais je trouve l'adjectif "kafkaïen" pour le moment surfait. D'après les conseils d'une amie friande de littérature mainstream, je devrais peut être essayer de lire Le procès, une oeuvre qui caractérise peut être mieux l'auteur. A suivre dans les prochaines années. En attendant, je préfère nettement voir le cafard ainsi :



Je te trouve dur avec Kafka. La Métamorphose n'est peut être pas le plus représentatif du discours habituel sur l'auteur. Même si on cite souvent cette nouvelle, elle joue surtout sur l'aspect absurde ou vain de la vie.
RépondreSupprimerPar contre, Le Procès est pour un grand livre, très cynique, digne d'un Orwell pour le côté "annonciateur" même si je ne sais pas si c'était vraiment la ligne de conduite de Kafka.
Pour les autres nouvelles, elles sont plus anecdotiques c'est vrai (quoique, cela dépend du registre qu'on attend. Moi, je lui trouve un vrai côté Salinger, un de mes auteurs préférés entre tous).
Tu as surement raison, je ne suis peut être pas assez gentil avec l'auteur Prague, et on ne peut avoir un avis treanché sur un auteur si l'on n'a lu qu'un seul livre. Le Procès sera le bon, je l'éspère
RépondreSupprimerEffectivement le Procès et le Château sont plus "kafkaïen" au sens où on l'entend généralement; le héros y étant confronté à une bureaucratie absurde. Mais la Métamorphose va plus loin, malgré il est vrai des longueurs et une distance historique par rapport au cadre décrit, car elle montre l'absurdité d'une vie fondée sur les apparences sociales et le respect des conventions, alors que ces apparences (délaissées par le personnage métamorphosé en cafard) sont appropriées par la suite par les membres de sa famille.
RépondreSupprimerJ'avoue être perplexe quant au rapport avec les génocides nazis.