mardi 4 octobre 2011

Legend, de David Gemmell

ça fait déjà un bout de temps que j'entends parler de David Gemmell partout autour de moi. De la fantasy pop-corn, qui se lit dans l'ordre que l'on souhaite, qui ne va pas chercher midi à 14 heures et qui distrait à tel point que tout le monde en dit le plus grand bien ... Il fallait bien que j'éssaye de m'y mettre un jour. En plus, ça fait un moment que je n'avais pas lu de fantasy.

Introduction :
David Gemmell est un de ces hommes qui fait retentir la fantasy du monde anglo saxon (en 1984 pour la première fois) et qui n'apparait en France que 20 ans après. Résultat, on n'a a peine eu le temps de le découvrir qu'il est décédé en 2006, laissant trois cycles (dont 2 concernant l'antiquité héllénistique) fameux. A chaque fois, son écriture se remarque à la vivacité de l'action, à l'absence de longueurs, à de la baston commen on l'aime et de la simplicité. Et moi, j'ai donc décidé de commencer par son premier roman (84) : Légende.



Intrigue : Nous sommes dans un empire périclitant du nom de Drenaï. Autrefois grand conquérant, vainqueur de nombreuses guerres et symbole de civilisation, il patauge de plus en plus dans la boue pendant qu'au loin, un empire gigantesque composé de clans de nomades unifiés par la terreur commence à pointer le bout de son nez : Les nadirs, ces barbares sous la coupole du tyran Ulric commencent à se rapprocher dangereusement de Drenaï et menacent d'éteindre à tout jamais la grandeur drenaï. D'ailleurs, plus personne ne pense qu'il est possible  de sauver l'Empire, on est foutus d'avance ... Sauf qu'on dit qu'un vieil homme de 60 piges vit dans la montagne. Un vieil homme qu'on dit immortel et qui a vaincu à lui seul de nombreuses armées toutes entières. Un homme qui n'attendra pa que la mort vienne le chercher et dont le nom fait frémir ses ennemis : Druss, la légende. Sauf que les Nadirs, il sont tout de même 500.000 ... Alors c'est pas un sexagénaire qui va les arrêter tout seul. A moins qu'on ne les retiennent quelques temps du haut des murailles de la grande forteresse de Dros Delnoch ...

Intronisation : Je ne vais pas en tergiverser pendant des heures : ce roman m'a plu. Il se lit très bien, très facilement, je n'ai pas vu trop de coquilles et c'est globalementpas une écriture trop pauvre pour être appréciable. En ce qui concerne le fond général, la richesse de ce roman est sa simplicité : aucune complexité dans la civilisation, dans la magie, dans l'histoire. les choses sont très binaires : il y a les gentils et les méchants, il y a la vie et la mort, le passé et le présent, l'amour et la haine. Bref, ça fait aussi du bien de temps en temps de lire 100 pages d'un coup sans se mettre à révasser (comme je le fais généralement en lisant) sur des thèmes métaphysiques. Icii, tout est simple et c'est agréable si c'est ce qu'on recherche dans un livre : se distraire, voir une bataille épique et ne pas se prendre plus la tête que ça. Au niveau des personnages, j'avais peur au départ de n'avoir droit qu'à la geste de Druss, mais je me suis vite aperçu que j'aurais le droit  de suivre les aventures de Rek le Berserk, de sa douce et bien aimée riche héritière, d'un prêtre albinos, d'un paysan devenu officier et d'un général incompétent catapulté dans le marasme. Plusieurs focalisations, ça permet de ne pas se lasser. Les scènes de combat sont encore plus vivantes, et j'ai beaucoup aimé l'ambiance stratégie du roman : voilà comment on va s'organiser pour préparer l'attaque. j'ai eu l'impression de lire Le médecin de campagne de Balzac : un type se ramène en haut dans les montagnes et il change un village tout moisi en un pôle structurant de l'économie régionale. Là c'est la même chose, mais au niveau militaire. N'oublions pas l'humour, parfois un peu cucu, mais parfois un peu cru.

Le mec qui aimait la baston
Intransigeance : on ne va pas dire que c 'est un chef d'oeuvre, car un livre est rarement génial s'il est trop simple. Et là, on a souvent l'impression de revoir un film d'action américain, plein de ruées épiques, de blessures cachées, de courage dévoilé, de flashbacks et de ralentis. Et c'est souvent légèrement cucu quand ils se mettent à parler. Et puis bon, vu que tout est pompé sur l'épisode du gouffre de helm dans Les deux tours de Tolkien, on n'a pas beaucoup de surprise. Et puis les éternelles questions du "Faut il se battre même si on sait qu'on va perdre ?" et du "Un homme devient-il une légende quand il n'a plus peur de mourir ?" deviennent très vite chiantes, ne nous le cachons pas.


En résumé, on a de la fantasy très simple, très cliché, mais qui conviendra à toutes les personnes qui veulent lire du tout-préparé. On a ici un plat qui passe au micro onde, mais qui passe bien. Donc, sans grande originalité, je peux avouer que j'ai réussi à apprécier un roman qui n'a que l'ambition de nous montrer comment un vieux schnok donne des coups de  hache à une horde de chinois en peau de bête.


Voir ce qu'en pense Mina

6 commentaires:

  1. Moi j'adore! Tout Gemmell, na! :)))
    (et pourtant je n'utilise jamais de microonde!)

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  2. Je n'aime pas les écritures trop simples, j'aime me prendre la tête! xDD Mais en même temps les romans fantaisie des années 80 sont un peu tous fait sur le même modèle (je prend l'exemple de la légende de Drizzt, qui a des thèmes simples et universels, parfois trop clichés).

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  3. Attention ! je n'ai jamais dit que je n'aimais pas ! Au contraire, j'ai bien aimé car ce n'est pas de la fantasy qui cherche à s'imposer dans un grand cycle en prenant dans le livre 1 l'adolescent mal dans sa peau qui deviendra champion du royaume dans le livre 5. Ici, on ne fait pas les préliminaires, c'est directement le bain de sang !

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  4. "On a ici un plat qui passe au micro onde, mais qui passe bien."
    J'adore ta conclusion xD. A vrai dire je pense que je ne lirais jamais de Gemell, ça ne correspond plus du tout à mes goûts. Mais je note si jamais un jour j'ai vraiment envie d'un truc pas compliqué ^^

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  5. Gemmell m'a réconcilié avec es séries d'Heroic Fantasy et mon fils adore... On commence à les empiler dans nos bibliothèques... Simple à lire, pas de prise de tête, que du plaisir...

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  6. @ Calenwen : Je ne pense pas que ce roman puisse vraiment rebuter

    Bardablog : je n'ai jamais eu le plaisir jusqu'à présent de lire des romans dérivés des univers de Donjon et Dragon

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