Introduction : K.W Jeter est un des trois fondateurs du steampunk. Et il est surtout l'auteur du terme "steampunk", dérivé comiquement du "cyberpunk" dont il est aussi un des principaux ecrivains. Il a tout d'abord éxploré le genre en écrivant Morlock Night (jusqu'à ce jour inédit en France), mais nous le connaissons aussi pour Machine Infernale (titre original : Infernal Devices) écrit en 1987. Il qualifie le récit par un sous-titre éloquent "une fantasy baroque". Après avoir découvert Tim Powers, il était temps pour moi d'explorer les pages d'un des premiers auteurs vaporistes américains.Intrigue : Georges Dower est un raté. Ce londonien a hérité d'une boutique d'horlogerie dont il ne comprend pas grand chose, il est incapable de réparer les mécanismes de son père qui était un brillant inventeur. Mais un jour, un homme tout vétu de cuir noir va rentrer dans sa boutique et lui remettre une étrange machine. A partir de là, tout va commencer à partir en vrille : un étrange homme accompagné d'une femme de petite vertu vont venir le harceler, il va enquêter sur une drôle de sorte d'hommes poissons qui vivraient dans Londres et la campagne anglaise, il va vivre des aventures dont il ne comprendra jamais vraiment tous les tenants et aboutissants. Bref, il va être le jouet du destin qui lui dira d'une voix impérieuse : "Toi, georges Dower, tu vas en baver".
Intronisation : Il serait totalement stupide de vous gacher le plaisir en vous dévoilant toutes les rencontres que ce livre propose : des machines improbables, des savants fous, des personnages tarés et surtout un héros qui se met dans des situations pas possibles en 5 minutes. Côté steampunk, on est vraiment servis avec la mécanique des automates (ceux qui auront lu le roman se souviendront surement du paganicon), les courses poursuites (presque une chasse à l'homme), les clubs obscurantistes, les association de moralistes, etc ... Il y a de quoi se payer une bonne tranche de rire. Mais je n'ai pas forcement envie d'en parler longtemps : c'est un roman simple et facile, très léger et c'est d'ailleurs pourquoi il faut n'e parler qu'avec distance et légèreté. Je dois juste appuyer sur un fait, l'humour et très présent, et la fin du roman, l'aboutissement de l'histoire, l’apogée de l'action se termine par un retournement de situation tout à fait génial ! Pour tous vous dire, la fin du roman est surement la plus drôle, la plus expéditive et la plus amorale qu'il m'ait été donné de lire !seulement voilà, cette légereté a un prix : elle fait de ce roman un fourre-tout très divertissant mais sans grande hauteur intellectuelle. Bien que la plume se réapproprie bien le style châtié de la littérature du XIXème siècle, il n'empêche que ce roman manque cruellement d'ambition et d'imagination. Les enjeux et le monde manquent complètement de gravité. Ce qui fait que la fin du monde nous laisse totalement froid. D'ailleurs, le héros (anti-héros par excellence) est totalement dénué de charme ... et si seulement il était drôle, on pourrais lui pardonner. Mais voilà : il n'est pas comique mais pathétique, et ça devient vraiment lourd au bout d'un moment de suivre les aventures d'un type qui ne comprend rien à rien.
Intrônisation :

eh ben moi j'dis miam, ça me donne bien envie!
RépondreSupprimerTiens tiens... "Infernal Devices", c'est le titre de la nouvelle trilogie de Cassandra Clare qui je crois contient des éléments de steampunk.
RépondreSupprimerAh pour une fois tu as réussi à me devancer dans mes lectures, zut!! ;-)
RépondreSupprimerBon alors finalement c'est marrant ou pas? Bon, de toutes façons, je le lirais...