vendredi 29 avril 2011

Le défi Steampunk

Et voilà ! ça fait longtemps que je vous en parle, il était temps de débuter : je vous invite cordialement à participer au défi steampunk ! C'est un challenge qui permettra aux participants de découvrir ce courant, de l'approfondir et d'échanger nos impressions. J'ai décidé de créer un blog à cet occasion pour centraliser tout. Ne soyez pas trop exigeant, le blog n'est pas encore complet, mais le principal pour le moment, c'est que vous participiez !

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Si vous êtes de passage et que vous vous demandez "Steampunk ? Qu'est ce que c'est que ce machin ?"; faute de temps pour vous l'expliquer moi-même, je vous invite à consulter l'article wikipedia
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Pour qu'il y en ai pour tous les goûts, j'ai décidé de ne pas faire uniquement un challenge littéraire. En effet, il serait dommage que l'on se prive de la richesse d'autres médias. C'est pourquoi il y a trois défis ! Vous pouvez bien sur participer à un seul comme aux trois.

 défi Aéronaute ; pour tous les lecteurs de romans. Parce que bouquiner nous fait voler, grimpez sur votre aéronef et voyagez à travers le monde en vivant de palpitantes aventures que Jules Vernes lui même n'aurait pas eu l'idée de raconter.

défi Gentleman ; pour tous les amateurs de bandes dessinées. Parce que pour devenir un dandy, il faut l'art et la manière. Quoi de mieux qu'une histoire illustrée pour s'en inspirer et s'illustrer auprès de la bonne société ?

Défi Savant Fou : avis à tous les passionnés du grand et du petit écran. Dans un cinématographe, on regarde des films et dessins animés en se demandant quand tout va finir par exploser. Un peu comme pour les expérience du Dr Frankenstein, Dr Moreau, Dr Jeckyll,  Dr Folamour ou encore Rotwang. Y'a du loufoque dans l'air !


Et comme il est parfois difficile d'expliquer les choses par les mots, voici une petite vidéo de mon crue qui -je l'éspère- vous plaira.
à bientôt avec Le Défi Steampunk ! (je sais, je mets des majuscules partout)

mercredi 27 avril 2011

Dans 24 heures

Suite à la dernière nouvelles, j'ai été assez absent. Je pourrais l'être encore une nouvelle fois puisque j'ai appris il y a une semaine qu'une très bonne amie a moi avais une leucémie. Chiotte, je porte vraiment la poisse ... En plus, par le plus grand des hasards, ces deux amies (que le mauvais sort a frappées à 3 semaines d'intervalle) sont nées le même jour. Chaque tragédie porte son lot de mystère et d'absurdité ...

Mais bon,  tout cela ne va pas vous détourner de la bonne nouvelle que voilà :


Dans 24 heures ..

Et son petit jumeau :


Ces deux logos ont été gracieusement confectionnés par la Viscountess Sheshire Kitten que j'ai rencontrée sur le réseau French Steampunk et qui a été très sympathique, très serviable, très investie. Sur l'image, il y a tout : le regard, l'écriture, le livre, les rouages, l'horloge ... bref, la Viscountess est géniale ! Je la remercie chaleureusement pour ce travail parfait qui m'a bluffé !

Attendez encore 24 heures ...

lundi 11 avril 2011

La confusion des sentiments, de Stefan Zweig

Avant toute chose, j'aimerais m'excuser pour mon absence répétée. J'ai bien conscience d'être aussi improductif sur le net qu'IRL, et je m'en excuse. A ma décharge, je viens d'être frappé de plein fouet par les tourments incessants du destin : une fois de plus, et en moins d'un an, j'ai assisté à l'enterrement d'une amie de 21 ans. Un an, une promo, deux amies. Pas de condoléances, merci. Par contre, je veux bien de vos jurons. Pour ma part, je resterai classique avec un bon "Putain !".


Pour ce qui est du défi steampunk, j'ai évidemment pris du retard. Pourtant, je sais, c'est pas bien compliqué. Mais promis, ça arrive très vite.




La confusion des sentiments, de Stefan Zweig

Une courte nouvelle avec une histoire ma fois assez simple : Un professeur talentueux au crépuscule de sa vie se remémore l'époque où, étudiant, il vouait un véritable culte à son professeur. Mais parfois, l'amour se confond à l'admiration, et les passions cachées  resurgissent souvent dans un malaise certain. Jusqu'à en souffrir, ou jusqu'à en devenir fou.

Cette nouvelle est vraiment bien foutue. Elle nous plonge dans un univers studieux très prenant : celui d'une petite ville centrée sur son université et où le narrateur en dérive débarque un peu à l'improviste. Et c'est là qu'il rencontre son mentor. Un vieil homme passionnant qui parle de toute la beauté, tout le chef d'oeuvre que représente l'oeuvre Shakespearienne . Cet homme est un si remarquable orateur, un professeur si passionnant qu'il envoûte le narrateur en stimulant ses cellules grises. Ainsi naît l'admiration. Etape 1 : done.

Puis, la relation entre les deux personnages évolue : ils se rapprochent, se côtoient de plus en plus, et expérimentente inconsciemment tous les types de relations possibles et inimaginables. Le professeur est il un ami, un collègue, un père, un amant, ou bien juste un professeur ? cette nouvelle a été considérée par l'école freudienne comme un ouvrage très utile permettant au lecteur de  considérer un panel de sentiments refoulés et d'actions inconsciente. Le narrateur relate sa jeunesse et explique "Tout d'un coup, je me suis énervé, j'ignore encore pourquoi" ; et le lecteur lui comprend très bien la raison de cette colère. C'est donc très accessible, c'est beau, c'est profond, et j'aime.

Bravo Stef' !

En lisant ces 127 pages, je n'ai pu m’empêcher de penser moi même à ma jeunesse (qui -vous me direz- ne fait que commencer). Il y a quelques années, étant un adolescent passionné, turbulent et dissipé par son intérêt pour les filles et la bière, on m'avait envoyé en pension loin de tout ce que j'aimait. Je détestait tout : c'était une petite ville pourrie de campagne (déprimante comme toute ville reconstruite après 1945), c'était une pension très stricte, très traditionnelle, très bourgeoise, très catholique. J'étais perdu. Mais un jour, j'ai rencontré Monsieur Faivre. Professeur de lettres. Alors que tous les lycéens de ES en avaient pas grand chose à foutre de la littérature, un véritable lien s'est créé entre lui et moi. Moi je lisait à chaque minute de liberté, car c'était mon seul moyen de faire des choix, d'être là où je voulais être. Lui, il jurait avec tout le reste en parlant de sexe, de révolution, d'anti-académisme et des plus grandes diatribes de l'Histoire. Il était à mon esprit ce que le surréalisme est à la poésie : un pilier à la fois stimulant et structurant. Dés qu'au fond de la classe je levais la main, il cessait de suite sa tirade, le temps se figeait, il prenait un air intéressé puis m'écoutait. A la fin de mon intervention (qui n'avait pour but que de le surprendre), il faisait peser dans la salle de longues secondes silencieuses, puis déclarait " Mais c'est génial !" et il se jetait sur le tableau pour schématiser avec empressement l'idée que je venais de donner.

Monsieur Faivre était génial. il doit toujours l'être. J'ai un peu continuer à parler avec lui. C'était un peu un ami. C'était aussi un adulte qui s’intéressait à mes passions, contrairement à mon propre père. Et pourtant, je lui en ai toujours voulu d'être dans ce lycée privée, dans cet institut privé si réactionnaire. Pas lui. Il vaut mieux que ça.
La semaine dernière, en allant enterrer l'amie dont je vous parlait plus haut, j'ai remis les pieds dans cette ville que j'avais quittée il y a plus de 5 ans, alors que je m'étais juré de ne plus jamais y refoutre les pieds. Avant de rentrer chez moi, j'ai tout de même décider de faire un tour dans ce lycée où j'avais tellement souffert mais où j'avais appris la passion des lettres. J'étais déjà bouleversé, et revoir ces murs, ces bâtiments, cette allée de pension m'a renversé. Je souhaitais tant revoir Monsieur Faivre. Mais j'ai fait demi-tour, et je suis parti.




Tout ça me fait aussi beaucoup penser à Crimes à Oxford, un film dont je vous ait déjà parlé avec Elijah Wood (qui mine de rien a quitté son rôle de Frodon Saquet depuis 10 ans). C'est la même chose : la passion de l’élève pour son maître, la concurrence, la confrontation, l’ambiguïté. Et l'environnement aussi : le milieu clos. Je crois que l'on peut aimer quelqu'un uniquement pour son don à nous faire voyager intellectuellement lorsqu'on est enfermé physiquement.
Enfin bon, je vais m'arrêter ici, je cros que j'éi déjà exorciser pas mal de choses ^^



LOVD
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