mercredi 15 février 2012

Souffre-Jour, Mathieu Gaborit, Chroniques des crépusculaires t1.

Quel plaisir de pouvoir lire le tout premier roman de Mathieu Gaborit, écrit approximativement à mon age ! On dit que la fantasy française s'est réveillée avec cet auteur et ce roman. "on dit", enfin bon, c'est plutôt  les éditeurs qui le disent. C'est comme le fameux couplet de "la nouvelle génération d'auteur français de fantasy". Comme si il y avait des écoles, des castes, des époques ... Je dis Bullshit. Personnellement, je ne lis pas un roman pour la seule et simple raison que c'est un "best-seller" et qu'il a "révolutionné l'imaginaire français". Je ne parle pas de mon édition en particulier. Je dis juste que Mathieu Gaborit est un auteur indépendant et pas le représentant d'un quelconque courant littéraire. En tout cas, c'est ainsi que je l'ai lu.

Bon alors, qu'est ce que ça nous raconte ce roman ? Bah ce qu'il y a sur la quatrième de couverture. hé ben , c'est pas très vendeur tout ça. Un mec qui doit aller à l'école pour faire plaisir à son vieux et qui doit y rester au moins 6 jours ... Il est nul ce bouquin ou quoi ?
Non, il n'est pas nul (bien au contraire), mais rien ne sert de résumer un roman de Gaborit par son histoire et le déroulement des faits. Ce qui est important ici, c'est l'ambiance, les personnages, la façon dont Mathieu Gaborit trouve une explication rationnelle mais sensible à tout ce qu'il y a de plus fantastique. On est donc bel et bien dans un roman de Fantasy avec un personnage principal, Agone, qui est un jeune homme plein d'idéaux progressistes (apprendre à lire aux paysans d'un royaume féodal, faut avoir quelque chose dans le pantalon ou bien rien dans le ciboulot). Agone est le fils du Baron de Rocheronde, une des baronnie les plus importante du royaume d'Urguemand. Sauf qu'il a dit "Fck" à l'héritage de son père pour des raisons qu'on ignore encore vraiment. Ce que l'on sait, c'est que pour respecter les dernières volontés de son père, il va devoir se rendre au collège de Souffre-jour où son destin sera mis à l'épreuve. Tiendra t'il 6 jours ?



Impossible de raconter vraiment ce tome, il fait lui même office d'introduction d'un monde complexe que Mathieu Gaborit prendra tout le temps d'expliquer plus tard. Ainsi, ce premier roman de la trilogie ne passe pas son temps à nous parler géopolitique, races fantastiques ou magie : Ce début de l'histoire est foncièrement centrée sur Agone, et sur qui il est véritablement. On est loin de la fantasy avec un adolescent élu, prophète, sauveur héroïque de la Terre. Loin de là : Le personnage évolue, il prend des décisions qui sont parfois pas très bonnes, parfois même assez mauvaises. Et a travers ses yeux (c'est écrit à la première personne), on découvre qui il est et ce qu'il fait vraiment là.

Personnellement, j'ai trouvé ça dommage que le roman reste un peu en huis clos dans ce collège alors que finalement le premier roman représente une durée de temps très courte : pas le temps d'approfondir la personnalité d'autres élèves, ni même trop celles des personnages secondaires (pourtant pas si secondaires que ça). C'est peut être un peu la limite de ce roman : trop centré sur les états d'âme et les interrogation du héros, et pas assez d'informations sur le souffre-jour, son dirigeant, l'Accord, les fées noires, Pénombre, les éminences grises, etc ... La fin du roman est toutefois forte en café, et ça vous donne envie de lire directement le deuxième roman (Les danseurs de Lorgol).

Bon, en définitive, je crois que ce roman est assez inchroniquable. Alors que pourtant j'ai adoré le lire. Mais j'ai l'impression que si j’essayais d'en dire du bien, vous n'en retiendrez que du mal.  Mais tant pis, je me rattraperai lorsque je vous parlerai du deuxième tome de la trilogie !

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