samedi 31 mars 2012

Les 500 millions de la Begum

Quoi de mieux qu’un bon vieux Jules Vernes pour retrouver les vrais valeurs d’antan ? Je vais vous parler aujourd’hui d’un roman peu connu du parrain du steampunk : Les 500 millions de la Bégum. Publié en 1879, le roman change du reste de la production de l’auteur car :
-          il n’est ni un livre d’aventure, ni un livre de voyage,
-          Jules Vernes ne l’a pas imaginé lui-même, il a juste réécrit à la demande de son éditeur un manuscrit raté mais bien pensé d’un jeune auteur sans talent.


Mais que nous raconte donc ce roman ?
XIXème siècle, lors d’un séminaire international de scientifiques et médecins à Londres, le Docteur Sarrasin apprend d’un avocat qu’il est l’unique héritier d’une des plus grandes fortunes de la planète. Mais alors que ce médecin français envisage d’utiliser cet argent à bon escient en appliquant à l’échelle d’une ville les préceptes de sa science sociale, un deuxième héritier se manifeste. Il se nomme Herr Schultze et réclame l’argent pour lui aussi monter son propre projet de fonder une ville en Amérique avec des principes très « allemands » pour ainsi faire capoter les projets de Sarrasin.
Mais ce dernier a pour allié le jeune et brillant Marcel, un loyal alsacien près à tout pour servir les idéaux de la France et du docteur Sarrasin …

Un livre revanchard utilisant l’antagonisme utopie/dystopie
Vous l’aurez compris, ce roman n’a pour unique visée que la comparaison et l’opposition de deux projets politiques démesurés. Mais plus qu’une opposition politique, il s’agit d’un dualisme racial : l’antipathique Herr Schultze considère que l’entreprise du Docteur Sarrasin est vouée à l’échec dés le départ étant donné qu’elle émane de « la race latine » ; c’est donc en tant que vif partisan de la domination du monde par la race germanique (« avérée scientifiquement et naturellement ») qu’il va tout faire pour détruire le projet « contre-nature » du scientifique Français. Ne soyons pas naïfs, il s’agit bien d’un roman revanchard écrit 9 ans après la capture de l’Alsace par l’Allemagne. Ici, la convoitise source du conflit germano-français n’est pas cette région de mangeurs de choucroute mais la meilleure idéologie pour un futur sain. Prenez deux personnes pas d’accord sur plein de sujets, demandez leur de prouver qu’elles ont raison et elles répondront assurément « Impossible, il nous faudrait beaucoup d’argent pour démontrer les propos avancés ». Les 500 millions de la Bégum, c’est l’hypothèse que le système économique n’est plus une entrave à l’application d’une idéologie : On a tout l’argent que l’on peut souhaite : il ne reste plus qu’à prouver qu’on a raison.

Le livre nous dépeint donc deux villes, deux races, deux idéologies et deux scientifiques radicalement opposés :

- Franceville, cité créée à partir des convections hygiénistes du XIXème siècle propose une ébauche de la ville idéale : une ville de travailleurs tous impliqués, tous loyaux et investis dans leur travail. Une ville où le pouvoir est répartie horizontalement. Une ville où la culture, le sport, l’éducation tiennent un rôle majeur (anima sana, corpore sano). Une ville sans maladie, sans saleté, sans ivrognerie ni prostitution. Une ville où chaque famille possède sa propre maison, son carré d’herbe, son chauffage, etc. En fait, c’est une ville qui est dessinée dans tous ses détails pour concorder avec l’idéologie hygiéniste, selon laquelle tous les maux de la société et de la santé humaine naissent de la misère et de la manière dont vivent les hommes. Le roman possède ainsi un bref passage de manifeste qui décrit en détail les nombreuses lois pour construire un monde meilleur. Bravo Franceville !

- Stahlstadt est la cité de l’acier, la ville industrielle dystopique par excellence. Un pouvoir hermétique et vertical représenté par la domination de la grande tour du taureau sur le reste de cette sorte de cité-prison. Des immenses murs cloisonnent chaque quartier, chaque bloc de la ville, et les habitants n’ont aucune liberté et obéissent au doigt et à l’œil, les ordres étant relayés par une structure militaire ou policière qui n’est pas du genre à apprécier l’humour ou les traits d’esprit. Ferme ta gueule et va dans la mine, j’en ai rien à faire des risques de coups de grisou. Bref, cette ville dystopique dépeint l’horreur de la dictature industrielle, de l’exploitation éhontée des travailleurs, la rigueur sans discernement des allemands. Car vous devez savoir que le seul objectif de cette ville, c’est la production ; la production du plus grand des canons du monde, construction d’une arme terrible capable de détruire Franceville en un claquement de doigt.

Un récit assez fade,  mais une thématique passionnante, et assez exotique
Je ne vous cacherai rien, ce roman n’est pas non plus l’œuvre du siècle. Les partis pris par l’auteur sont parfois grossiers, les évènements ne sont que très rarement haletants, les personnages sont sans grand intérêt (sauf le grand méchant bien évidemment) et le lecteur n’est pas dupe : on est entre le roman alimentaire et le roman de mauvais genre (entendez par là « J’ai des idées mais pas assez bien pensées pour en faire un essai, pas grave, je vais en faire un récit romanesque avec un méchant, un gentil, une vague histoire d’amour et quelques cascades et coups de feu »).  Je vous le dis : du point de vue romanesque, ce livre n’a aucun intérêt. Mais par contre, du point de vue idéologique, et en prenant en compte la motivation revancharde de l’écriture, ce roman est une image amusante du dernier tiers du XIXème siècle. Relier les sciences médicales aux sciences sociales et élaborer un projet d’urbanisme jugé irréalisable, voilà ce qu’on a.
Donc non, nous n’avons pas un roman steampunk, ni un très bon roman d’ailleurs. Mais ce livre est une fabuleuses source d’inspiration et de reflexion pour qui voudrait étudier la ville steampunk.

"Sur la plaine nue et rocailleuse, en cinq ans, dix-huit villages d’ouvriers, aux petites maisons de bois uniformes et grises, ont surgi, apportés tout bâtis de Chicago, et renferment une nombreuse population de rudes travailleurs.
C’est au centre de ces villages, au pied même des CoalsButts, inépuisables montagnes de charbon de terre, que s’élève une masse sombre, colossale, étrange, une agglomération de bâtiments réguliers percés de fenêtres symétriques, couverts de toits rouges, surmontés d’une forêt de cheminées cylindriques, et qui vomissent par ces mille bouches des torrents continus de vapeurs fuligineuses. Le ciel en est voilé d’un rideau noir, sur lequel passent par instants de rapides éclairs rouges. Le vent apporte un grondement lointain, pareil à celui d’un tonnerre ou d’une grosse houle, mais plus régulier et plus grave.
Cette masse est Stahlstadt, la Cité de l’Acier, la ville allemande, la propriété personnelle de Herr Schultze, l’ex-professeur de chimie d’Iéna, devenu, de par les millions de la Bégum, le plus grand travailleur du fer et, spécialement, le plus grand fondeur de canons des deux mondes.
Il en fond, en vérité, de toutes formes et de tout calibre, à âme lisse et à raies, à culasse mobile et à culasse fixe, pour la Russie et pour la Turquie, pour la Roumanie et pour le Japon, pour l’Italie et pour la Chine, mais surtout pour l’Allemagne.
Grâce à la puissance d’un capital énorme, un établissement monstre, une ville véritable, qui est en même temps une usine modèle, est sortie de terre comme à un coup de baguette. Trente mille travailleurs, pour la plupart allemands d’origine, sont venus se grouper autour d’elle et en former les faubourgs. En quelques mois, ses produits ont dû à leur écrasante supériorité une célébrité universelle.
Le professeur Schultze extrait le minerai de fer et la houille de ses propres mines. Sur place, il les transforme en acier fondu. Sur place, il en fait des canons."

lundi 26 mars 2012

Voyage dans le temps avec Nadar : S1E03

Aujourd'hui,  pas de longue introduction : vous avez assez attendu pour regarder le troisième et dernier épisode de ce voyage en ballon avec le photographe Nadar. Nous allons survolé une zone de turbulence avant d’atterrir, j’espère que le voyage vous aura néanmoins plu.

Episode 3 : la République ne s'est pas faite en un jour
Je suis allé aujourd'hui dans un Lycée. Souvenirs, souvenirs ...
Mais c'était aussi l'occasion de chantonner :
"Qui a eu cette idée folle,
un jour, d'obliger l'école ?"
Jules Ferry, fameux ministre de l'éducation
Un des piliers de la mission civilisatrice de colonisation française en Afrique


Leon Gambetta
Copiez/collez ce nom si vous êtes maire et voulez donner un nom à une avenue
Rappelez vous ce fameux épisode où il quitta le Paris de la Commune en dirigeable
Le genre de mec qu'on oublie pas


Badinguet
Oui plutôt Louis Napoléon Bonaparte
Ou bien Napoléon III si cette photo a été prise après le 2 décembre 1852
Un type pas méchant, mais au destin non moins tragique que celui du premier empereur
Georges Clemenceau, "le tigre" quand il était jeune
L'instrumentalisation de l'Histoire a modifié nettement son image dans les manuels
On connait le vieil homme qui distribue de la soupe chaude dans les tranchées.
Mais rappelez vous les quarante années ultérieures de magouille, d'opportunisme et  de compromis intéressés.


Lui, c'est mon préféré. Je l'appelle "Boubou"
Georges Boulanger était un copain d'enfance de Clémenceau
Il fut un politicien populiste qui faillit prendre le pouvoir en un éclair mais se rétractât
Romantique : il se suicide sur la tombe de sa maîtresse en Belgique
Le gros connard de Clemenceau dit de lui "il est mort comme il a vécu, en sous-lieutenant"


Gaston de Gallifet. Pas un jojo le mec.
C'est un bourreau de la commune qui a parfois été un peu expéditif
Une vieille enflure qui portait une plaque d'argent au ventre depuis une blessure au Mexique 


Elisée Reclus. un des fameux frères Reclus.
Le meilleur sans doute puisqu'il est à la fois géographe, anarchiste et naturiste précurseur


Adolphe Thiers, que j'appelle plus fréquemment "la reine des salopes"
C'est homme a eu la particularité de devenir peu à peu modéré durant toute sa carrière politique
Le problème, c'est qu'il a fait ça très lentement. Dommage pour les communards

mardi 20 mars 2012

Voyage dans le temps avec Nadar : S1E02 - De la plume aux planches

Aujourd'hui, un deuxième épisode de notre voyage dans le temps.

Previously, le capitaine Nadar nous emmenait sur son ballon pour faire le survol des peintres, ingénieurs et illustrateurs qui ont peint de leur gouache l'image de la moitié du siècle des vapeurs.
Aujourd'hui, il nous propose une petite virée dans les pages des premiers romans de poche, ou sur les planches des grands théâtres et opéras où artistes et mondains venaient chaque soir découvrir les nouvelles révolutions hernaniennes des incorruptibles créateurs de la culture française.

Pour ne pas avoir le mal de l'air, l'équipage vous conseille d'agrémenter ce voyage d'une fantaisie impromptue de Chopin

Episode 2 : de la plume aux planches



Bon, il est tout à fait normal de commencer par notre papa à tous : Jules Vernes
Que dire ? Cet homme fut presque impeccable en tout. Visionnaire, rêveur et productif.
Son oeuvre est comme sa barbe : elle est belle, et on n'a pas grand chose à lui 
reprocher
Zola. Mimile comme je l'appelle
Le grand rassembleur de la science social et de l'art littéraire
Le naturalisme tel qu'il l'a présenté est une grande avancée dans l'étude 
et dans la retranscription de la réalité des conditions du peuple
Sans jamais sombrer dans le pathétique ni l'élan nationaliste, romantique et épique
Mais on a beau dire, l'auteur de "J'accuse !" est tout même gris comme cendre
Le déterminisme absolu, le délit de faciès, une vision presque eugénique de l'homme, voilà ce qu'il a créé 

Non, Balzac n'a pas été pris en Daguerréotype par Nadar.
Mais bon, ça n'empêche qu'il fallait tout de même rendre un minimum hommage
au gros Honoré, inventeur génial de sa Comédie Humaine et de l'école du Réalisme
Allo maman Baubau !
Charles Baudelaire, poète formidable que nous avons tous lu
à 17 ans en écoutant du rock. Life is a drug
J'ai beau me moquer, rare sont les livres qui m'ont bouleversé comme Les fleurs du mal
Le gros Dumas. Le fait qu'il soit un des plus grands romanciers populaires
devrait m'interdire de l'appeler autrement qu'Alexandre Dumas, mais comme vous le savez surement,
cet abruti avait du trop picolé le jour où il a du déclarer l'acte de naissance de son fils, Alexandre junior
Ses livres ont été lus aussi bien dans les rues poisseuses que dans les hôtels particuliers.
Un Français qui a la diversité dans la peau : son père fut le tout premier général noir
 (ou mulâtre si vous préférez) 
Nerval. Gérard de son petit nom. Il est enterré au Père Lachaise juste en face du gros Balzac
Un auteur extrêmement interessant, un très grand romanantique
Il n'a pas eu la postérité de Baudelaire, et c'est bien dommage.
Il faut dire que parfois, c'est assez mauvais. Parfois, c'est assez incompréhensible.
Mais la plupart du temps, c'est juste magnifique 


Téophile Gautier. Encore un gros !
Celui ci va directement derrière Nerval car c'était son meilleur pote
Il a la gueule d'un ours, la création éclectique, la poésie convaincue
J'aime moins son côté parnassien, mais j'adore ses fantasmes d'Orient.
Et j'adore son "plus beau poème" que je vous présente ci-dessous
sa fille, Judith Gautier
Femme de lettre aujourd'hui oubliée, elle était aussi une femme de salon
Connue pour sa très grande beauté, je la qualifierait de nos temps de "bombasse"
Le genre de femme qui me rappelle que je suis jeune
... trop jeune de 150 ans

Vu qu'on parle de bombasse, voilà Sarah Bernardt
Bon c'est de la triche, elle est hollandaise au départ, pas française
Mais bon, elle a fait une grande partie de sa carrière sur les planches de Paris
Et elle a été tellement adulée autrefois qu'on en parle encore aujourd'hui
(sans n'avoir jamais rien vu de ses interprétations)
Elle a souvent été dessinée par Mucha (voir mon article à ce sujet) 


Cette tête de fouine, c'est celle d'un musicien qui aime les opéras potache
Jacques Offenbach est un homme du beau monde sous l'Empire de Napo III
Il créé l'Opéra-bouffe, un sorte de théatre de boulevard bien chanté avec un nombre de figurants important
des femmes à petites vertus, des beaux vicomtes sans le sous, des amants et des maitresses.
Personnellement, j'adore La grande duchesse du gerolstein.
C'est pas très intello, mais j'aime beaucoup (notamment cette mise en scène)


Dans le prochain et dernier épisode, Nadar nous emmenera à la rencontre d'une caste de requins, de manipulateurs machiavéliques, de carriéristes pragmatiques et de tyrans sans pitié ...

jeudi 15 mars 2012

Voyage dans le temps avec Nadar - épisode 1

Suite au succès sans précédant de mes articles sur l'art nouveau, et notamment sur Mucha (qui est un de mes  artistes favoris), j'aimerais aujourd'hui vous proposer de voyager avec un "homme du siècle", un homme qui a été là quand tout se faisait. Il a assisté à l'histoire, et grâce à son talent, sa virtuosité et son génie précurseur dans la photographie, il peut aujourd'hui retranscrire une vision du XIXème siècle. Et cela à travers les nombreux portraits qu'il a réalisé des hommes les plus prestigieux de son temps. 

Je vous propose un voyage en trois étapes. Aujourd'hui :

Episode 1 : les illustrateurs d'un age perdu

Nadar en ballon. Il faut savoir que les cieux
étaient la deuxième passion de l'artiste.
Episode 1 : 

Nadar dans une position pas très masculine

Nadar en autoportrait (réussi à mon gout)
Je trouve qu'il y a une certaine ressemblance avec 
la peinture de Gustave Courbet (voir plus bas)


Gustave Doré, un très grand illustrateur-graveur
Remarquez son physique de Dandy et sa beauté juvénile
Il pourrait être un jeune métrosexuel de nos jours

Cet homme a la foisonnante barbe n'est nul autre que
Auguste Rodin. Le pauvre doit se retrourner dans sa tombe
en pensant que le grand public n'a retenu de son oeuvre que son penseur.

Gustave Courbet, plus beau en autoportrait qu'en portrait
(je vous laisse juger)


Ce regard hautain, cette maîtrise de soi, cette barbe impeccable 
et ces cheveux bien coiffés appartiennent à Gustave Eiffel
Un ingénieur français remarquable mais assez antipathique.

Edouard Manet , peintre de son état
Cet homme a une sale tronche, 
Je ne peux le voir qu'en peinture !
ça tombe bien, j'adore son déjeuner sur l'herbe


Eugène Delacroix. Quelle prestance !
Quelle droiture ! Et surtout quelle oeuvre !


Jean François Millet. Malheureusement moins connu
De très belles oeuvre sur la condition paysanne
Et puis j'ai une affection géographique particulière pour lui
Si ce n'est scolaire ...


Claude Monet (à ne pas confondre avec Manet)
Une belle pointure dans l'art de mettre la joie de vivre
Les bals populaires, les vacances à la campagne, les villages d'antan ...


Et enfin, terminons avec Louis Daguerre
Ce nom ne vous dit rien ?
Rassurez vous, vous n'êtes pas seuls !
L'homme est moins connu que l'invention (à laquelle il a pourtant donné son nom) :
le daguerréotype !


A bientôt pour un nouveau vol dans le ballon de Nadar. La prochaine fois, nous rencontrerons les écrivains.

mercredi 14 mars 2012

Annulation du concours

Je suis au regret de vous annoncer que le concours de mon bloganniversaire est malheureusement annulé pour cause de manque de participants. Je m'excuse auprès des participants qui ont pris la peine et le temps de trouver les informations (pas toujours faciles) et je remercie chaleureusement les éditions des Moutons électriques.


Ne nous quittons pas ainsi : ce concours aura permis à certains de laisser place à leur imagination pour l'épreuve n°3. Je vous laisse regarder tout cela, et je les félicite sincèrement :


Participation de Ionah
Mon personnage: the Steamrocket-belted Monkey !
«Au coeur du 19e, quand le danger appelle, le Monkey, un être ramené des temps primordiaux grâce au génie de la science folle et underground et à quelques techniques de cryotelsathérapie, endosse son matériel de propulsion portatif à vapeur, chausse ses goggles à lentilles focalisantes sur son crâne simiesque et après avoir huilé une dernière fois les rouages se sa prothèse méca-punk - tel un super héros des temps victoriens - s'envole littéralement vers de nouvelles aventures !»
Un croisement entre le Pithécanthrope de chez Adèle Blanc-Sec et Rocketeer et Steamboy !! Foncièrement inspiré de mon avatar Facebook, mais steampunkement amélioré !!



Participation de LCF
Pour l'invention, tu tombe bien: J'en discutais avec des collègues kabbalistes, qui se plaignaient de la longueur et du caractère fastidieux des cérémonies de récitation des Noms véritables des démons & autres à bannir, invoquer, lier, et caetera. Je Me suis penché sur le sujet, et ai mis au point une machine pour le faire de manière industrielle.

Voici le résultat, et le Ministère de la Guerre britannique est intéressé.


Participation de Laurent
Il s’agissait un individu dont une partie du crâne était recouverte d’un mécanisme compliqué, qui semblait fixé par des broches, reliant la droite du cerveau à un appareil de pression sanguine qui propulsait au rythme des battements du cœur un liquide incolore et visqueux dans son œil atrophié, lui permettant ainsi de voir, certes imparfaitement, à environ deux mètres autour de lui.


Participation d'Antoine
Je vois bien un jeune aérostier un peu insouciant. Il chausse ses Goggles pour fendre l'air à bord de son dirigeable (y'a un réalisateur japonais qui m'a tout piqué...) et sauver sa jeune amie.



mercredi 7 mars 2012

Bloganniversaire-concours : 2 ans, 2 Rétro-futur à gagner !


EDIT : Compte tenu de la faible participation au concours, je prolonge la durée d'une semaine. Si le nombre de concurrents est trop faible, je me verrai dans le regret d'annuler le concours. Alors n'hesitez pas à partager l'information.

Deux ans. Deux longues années en votre compagnie, à divaguer sur la toile en partageant mes coups de coeurs et mes aventures littéraires. Deux hivers à échanger, à communier nos passions communes pour la culture de l'imaginaire. Ou plutôt des imaginaires. Merci à toutes et à tous.

Bref, un évènement que je souhaite fêter avec vous, chers lecteurs nageant à contre-courants. Alors j'organise pour l'occasion un concours qui vous fera peut être gagner l'un des deux lots très aimablement offerts par la maison d'édition Les moutons électriques. Un grand merci à eux !

Il s'agit de remporter le tout nouvel ouvrage de la collection "La bibliothèque des miroirs" : "Rétro-Futur ! Demain s'est déjà produit" par Raphael Colson. Plus de précisions sur ce beau livre à la fin de cet article.
Alors quelles sont les règles du jeu ? Vous allez devoir passer une série d'épreuve. Il vous suffira de naviguer sur ce blog pour répondre aux deux premières. Vous m'envoyez à cette adresse vos réponses accompagnées de votre adresse et d'un petit mot gentil.

ATTENTION ! Le concours se terminera Dimanche 11 mars 1912 à 23h48min27sec précises !
Les résultats seront affichés le Mercredi 14 Mars


Encore merci à André François Ruaud, Albert de Saxe-Cobourg Gotha et Dieu, sans qui rien n'aurait été possible.

épreuve 1 : Fastoche ! Quel a été mon coup de coeur de l'année 2010 ?
épreuve 2 : Plus difficile cette fois. Quel roman steampunk est écrit sous la forme d'un corpus de lettres et d'extraits de journaux intimes ?
épreuve 3 : Bonus pour faire parler votre créativité et selectionner les deux meilleurs : Inventez un objet ou un personnage foncièrment steampunk, et envoyez ma sa description en quelques lignes avec une petite image. Faites un tour sur le net pour trouver l'inspiration. Soyez imaginatifs !

Rétro-Futur ! Dirigé par Raphael Colson, X2 exemplaires


Un passé qui aurait pu être et un futur qui n’a pas eu lieu : le terme « rétro-futurisme » recouvre un courant esthétique apparu au début des années 1980, au fort accent post-moderne et aux ramifications fictionnelles portant les noms de steampunk, dieselpunk et atompunk.Dernière esthétique produite par l’imaginaire futuriste américain, aux côtés du cyberpunk, le rétro-futurisme s’est imposé comme l’une des grandes tendances culturelles des années 2000, révélant notamment une nostalgie pour un passé où l’Amérique créait le futur. Les représentants de ce courant se plaisent à revitaliser les vieux rêves futuristes de l’imaginaire populaire américain (pulps, serials, etc.). Une fascinante ré-imagination, fertile et exubérante. 
Prolongeant le travail réalisé dans Steampunk !Rétro-Futur ! vous invite à poursuivre le voyage en des terres uchroniques mises en images par le cinéma, la bande dessinée, l’animation, les jeux vidéo et les jeux de rôle. Par le biais des motifs de la ville verticale, de la super-science, de la guerre et du politique, partez explorer un monde passé et à venir élaboré à l’aide des rêves futuristes du XXe siècle.


Comme vous pourrez le voir sur la page de l'éditeur (ou dans le livre que vous gagnerez surement), l'ouvrage est composé d'entretiens et d'articles tous aussi alléchants qu'une tarte au citron meringuée. Notons la participation d'Etienne Barillier (le fameux professeur Etienne) et du Kamarad Morgan Guery, ainsi que des entretiens de Serge Lehman (la Brigade Chimérique), Cedric FerrandSam van Olffen, ou encore François Schuiten.  Moi je me jettes dessus dés que je touche ma paye du mois.
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