mercredi 23 mai 2012

LOVD, réalisation d'un projet pour dominer la planête

Comme vous l'avez remarqué, depuis le début du mois de mai, votre vénérable serviteur Lord Orkan Von Deck (trouvez l'oxymore) n'est pas très présent sur la toile.


Rassurez vous, peuple du smog et honorables aéronautes, c'est tout à fait normal.


Je suis actuellement à une période charnière de mon existence. Disons que je fais deux journées en une. le soir en rentrant chez moi, et c'est pas forcement super agréable. Mais je sens que ça commence à payer. ça devrait payer aussi le 7 juin , date à partir de laquelle je devrais être plus disponible. Et normalement, ça devrait carrément payer à la fin du mois de juin. D'ici là, je ne passerai pas plus sur ma boite mail ni sur ce blog;


c'est donc une histoire de compromis. Pas de paresse, ni de lassitude. Je suis pressé de vous retrouver, toutes et tous, pour de nouveaux voyages au pays des merveilles.


Dominer le monde, ça se prépare en amont. Mise en place d'un conseil consultatif, de différents groupes de travail, au sein d'un comité technique, et d'un comité de pilotage composé de la crème du super vilain planétaire. Bref, être un conquérant mégalo, de nos jours, ça demande de l'abnégation et du boulot.


Je vous aime
LOVD


Steam and smoke, de sherrae

mercredi 2 mai 2012

De cape et de crocs, fin d'une épopée

Voilà le moment de faire un article sur une des bandes dessinées qui m’a fait le plus voyager, et cela, depuis déjà 1995. 17 ans ! Il aura fallu 17 ans pour construire et achever cette série fabuleuse qu’est De Cape et de Crocs. Scénarisée par Alain Ayroles, et dessinée par Jean-Luc Masbou, cette pépite d’or extraite de la superproduction de chez Delcourt.




De cape et de crocs nous raconte l’histoire de deux gentilshommes du XVIIème siècle qui vont se lancer dans une fabuleuse chasse au trésor pleine de rebondissements, de batailles effrénées et de course-poursuites. Les héros de ce cape et d’épée sont Don Lope, un loup andalou plein d’impulsivité et de machisme, et Armand, un renard français champion de l’alexandrin et fougueux amoureux.


Ensemble, ils voyageront sur terre, sur mer et dans les cieux en compagnie de nombreux amis et ennemis. Citons en passant le fabuleux Eusèbe, un petit lapin tout mignon naïf et faible mais plein de bonne volonté, Kader le janissaire, un Ottoman doué d’un sens de l’honneur et d’un altruisme héroïque, Bombastus le savant fou complètement à côté de la plaque, et bien d’autres encore. L’équipage de flibustiers de Lord Bone mérite eux aussi une place dans cet article : leur bêtise et leur méchanceté n’a d’égal que leur sens du comique.


A part des personnages fabuleux, quels sont les différents points qui font de cette BD un must have ?


- Le dessin et les couleurs. Le travail graphique de DCEDC est tout à fait phénoménal. Pour tout dire, je ne crois pas connaître une seule bande dessinée qui soit aussi belle à regarder. Des couleurs magnifiques et nombreuses, parfois surchargées, viennent agrémenter de vie les nombreux décors et détails qui parsèment l’univers de cette BD. A la simple vue de ces cases, je parviens à rêver de ces cités méditerranéennes d’Italie, de ces grandes frégates parcourant les mers, de ces îles au trésor fabuleux, etc. De plus, je pense que pour réaliser avec autant de précision et de détails ces types de dessins, il faut énormément de documentation au préalable.


- Une aventure géniale. Rien ne sert de nous narrer le synopsis de cette série, tout va tellement vite que l’on ne peut pas en faire un résumé. Dans un esprit de pastiche des aventuriers de l’époque, les références aux feuilletons dumasiens et aux théâtres cornéliens. Une bonne dose de Molière et pas mal de farce à la façon Commedia dell arte, et voilà pour la théâtralité de l’histoire. Avec humour, frisson et passion, on a là un des plus beau concentré d’aventure jamais conçu.


- Un univers documenté : les gravures, les vêtements, l’architecture, les textes … Tout semble minutieusement recherché, documenté et référencé. A ce titre, le scénario est aussi bien travaillé que le dessin : les références et clins d’œil à la littérature/cinéma/théâtre/poésie ne manquent pas : il y a des vers dans beaucoup de dialogue, un usage de nombreux termes d’ancien français, des parodies loufoques et des personnages riches d’imaginaire collectif. Bref : la conception de DCEDC correspond à mon idéal d’écriture : quelque chose d’organisé, de pensé, de planifié de bout en bout, où le souci du détail est aussi important que la trame générale. Une histoire où l’on veut tout mettre, à tel point qu’il faut en faire une série de 10 tomes.






En temps général, je serais du genre à dire « une série de 10 bédés franco-belges à 15€ l’unité, très peu pour moi ». Le marché de la bande dessinée me semble parfois aussi peu démocratique qu’éthique. A partir du moment où quelqu’un parvient à signer un contrat (qu’il est difficile de percer dans ce métier), on lui dit « pas de one-shot pour le moment, tu vas d’abord signer un contrat pour une série de 4 tomes, puis tu nous feras un spin off ou une suite, et ensuite on verra. ».


Sauf que cette histoire vaut vraiment le coup d’être lue en 10 tomes. 8 auraient peut être suffi, mais on ne va pas se plaindre.


Le 10ème et dernier tome vient d’être publié. C’est toute une génération de bédévores et bédéphiles qui se réjouissent d’enfin découvrir le dénouement de cette épopée onirique. Pour ma part, je ne souhaite pas lire ce nouveau tom tout de suite. En effet, j’ai lu et relu toutes les bd en médiathèque depuis des années, mais ça ne fait qu’un an que j’ai commencé à acheter les De cape et de crocs pour m’en faire une collection. J’attendrai donc d’avoir tout relu depuis le début pour me procurer le dernier opus. Qu’on se le dise : rien que d’y penser, je tremble comme une pucelle !



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